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1 octobre 2026

Inflation à 3 % en septembre 2026 : l'impact sur votre reste à vivre

Selon une estimation provisoire publiée par l'Insee le 30 septembre 2026, les prix à la consommation ont augmenté de 3,0 % sur un an en France au mois de septembre, contre 2,4 % en août. Ce chiffre dépasse les attentes des économistes, qui anticipaient plutôt une hausse autour de 2,8 %. Les résultats définitifs de l'Insee pour ce mois de septembre seront publiés le 15 octobre 2026.

Les prix à la consommation ont augmenté de 3,0 % sur un an en septembre 2026, contre 2,4 % en août, selon l'estimation provisoire de l'Insee.

Une accélération portée par l'énergie et l'alimentation

Cette accélération de l'inflation, c'est-à-dire la hausse générale et durable des prix, s'explique d'abord par l'énergie : selon l'Insee, les prix de l'énergie ont progressé de 21,2 % sur un an en septembre, contre 16,7 % en août, sous l'effet de la remontée des prix des produits pétroliers et du gaz. Les produits frais ont eux aussi fortement augmenté, de 9,9 % sur un an contre 5,9 % le mois précédent. Sur l'ensemble de l'alimentation, qui inclut ces produits frais, la hausse s'établit à 1,5 %, contre 1,1 % en août. Les prix des services ont également progressé, de 2,2 % contre 1,9 % le mois précédent.

Pourquoi ce chiffre pèse sur votre reste à vivre

Cette accélération touche d'abord des postes de dépenses difficilement compressibles pour un foyer : l'énergie et l'alimentation. Ce sont précisément ces charges contraintes qui déterminent ce qu'on appelle le reste à vivre, c'est-à-dire la somme qui reste disponible chaque mois une fois payées les charges fixes du logement et les mensualités de crédit. Plus ces postes augmentent, plus le reste à vivre se réduit mécaniquement, même quand les revenus et les mensualités de crédit en cours n'ont pas changé.

Pour un foyer déjà engagé dans le remboursement de plusieurs crédits, à la consommation ou immobilier, cette érosion du pouvoir d'achat peut rendre la gestion du budget plus difficile au fil des mois. Ce n'est pas un seul chiffre isolé qui doit alerter, mais la tendance : l'inflation se renforce depuis le printemps 2026, mois après mois.

Le regroupement de crédits, un levier pour redonner de l'air au budget

Face à cette pression sur le reste à vivre, le regroupement de crédits, aussi appelé rachat de crédits, peut constituer une réponse. Cette opération consiste à faire racheter par un seul établissement l'ensemble ou une partie des crédits en cours d'un foyer, qu'il s'agisse d'un crédit immobilier, de crédits à la consommation ou d'un découvert, pour les remplacer par un unique prêt et une seule mensualité. En allongeant la durée de remboursement, cette mensualité unique est généralement inférieure à la somme des mensualités précédentes, ce qui redonne mécaniquement du reste à vivre au foyer, c'est-à-dire la marge que l'inflation vient justement grignoter.

Cette opération a toutefois un coût, lié notamment à l'allongement de la durée du crédit, et ne doit pas être engagée à la légère. Son intérêt dépend de la situation de chaque emprunteur : le nombre et le taux des crédits en cours, le montant des mensualités actuelles, et la situation globale du foyer.

Faire le point avant que la situation ne se dégrade

Un pouvoir d'achat qui s'érode mois après mois, sans ajustement du budget, rend les fins de mois plus difficiles de façon progressive, parfois sans qu'on s'en rende compte tout de suite. Si vous sentez que vos charges contraintes pèsent de plus en plus sur votre budget, une simulation permet de vérifier, chiffres à l'appui, si un regroupement de vos crédits en cours pourrait desserrer cette contrainte.